Rousseau, Fourier, et al.

Pour ceux (comme moi) que le rapport entre science et société intéresse, j’ai écrit récemment, dans le cadre de mon séminaire à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), un article qui vient d’être publié dans Responabilité & Environnement (n°57, janvier 2010), une revue des Annales des Mines.
« Quelques éléments de réflexion sur l’incertitude à travers l’histoire des sciences et des idées » Pour lire l’article entier, allez sur HAL-SHS.

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En voilà un avant-goût :

L’incertitude a de tous temps accompagné les progrès de la science et de l’industrie: la peur de l’incertain est la face cachée de toute création ou innovation. Une attitude alimente l’autre : anticiper, prévoir, sont producteurs d’innovation, d’imaginaires créateurs, mais aussi de replis, de sécurisations, de « précaution » risquant en retour de tétaniser la société. On retrouve en permanence cette ambivalente vis-à-vis de la science, qui se nourrit de la science elle-même : elle prend ses racines dans certains courant philosophiques des Lumières (Rousseau) ou de l’utopie (Fourier) ; elle est aujourd’hui théorisée par des réflexions philosophiques plus radicales, comme l’hypothèse Gaïa de James Lovelock ou la Deep Ecology du norvégien Arne Naess.

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