Sujets du baccalauréat en physique

Encore une nouvelle rubrique, après la rubrique Le saviez-vous? créée début mars: je la consacre à l’enseignement des sciences. Je ne suis pas spécialiste du sujet (bien d’autres blogs et sites existent), mais je sais qu’un certain nombre de professeurs de maths et de physique du secondaire ont bien voulu s’intéresser à mon livre et consultent mon blog.

A ce propos, en cette fin de trimestre civil, j’en profite pour faire le point sur l’audience du blog; fin décembre en conclusion d’un post, j’indiquais 100 à 120 lecteurs quotidiens pour 300 à 400 pages vues, vous êtes maintenant en moyenne 140 à 150 par jour, avec 500 pages vues en moyenne.

Enseignement des sciences, donc, une nouvelle rubrique.Grâce au blog Mathéphysique de F. Besnard, j’ai pris connaissance d’un document très intéressant, daté du 5 mars 2007, sur le site « Sauvons les lettres« . C’est un document de 14 pages, non signé (l’auteur explique pourquoi dans le texte), comparant à quinze ans d’intervalle les sujets du baccalauréat de physique, entre 1990 et 2006.

C’est assez édifiant. Je ne souhaite pas rentrer sur ce blog dans le débat sur l’enseignement de la physique, j’ai simplement remarqué, en donnant très occasionnellement des cours de physique à un fils d’amis en Terminale, la pauvreté intellectuelle du manuel, notamment sur la partie ressorts, pendules, oscillations forcées qu’évoque le document ci-dessus. Comme celui-ci le souligne, seul le cas du ressort horizontal (pour éliminer le poids de la masselotte) est évoqué…

Si je fais un historique très sommaire: de tout temps dans la France cartésienne, et compte tenu du poids fort de l’école de mathématiques française, un enseignement de la physique sans doute trop basé sur les mathématiques; à partir des années 1990, suite à divers mouvements (nous ne rentrerons pas dans les détails), un contrepied total (comme en maths contre la théorie des ensembles) est pris, avec prépondérance de l’expérimental dans les manuels. Mais pas une physique expérimentale, proche des phénomènes naturels, mais une physique d’applications numériques sans interprétation….